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février 2012 ,

Deinove

DEINOVE

  • Une position financière nette de 8,9 M€ à fin Décembre 2011 qui couvre, avec les futurs paiements sur étape d’Oseo de 3,2 M€, les besoins des programmes actuels de R&D jusqu’en 2013.
  • Le franchissement avec succès de la première étape clé du projet DEINOL (mise au point d’un procédé de production de bioéthanol cellulosique) qui a déclenché le versement d’une aide de 1,6 M€ par OSEO-Programme ISI (Innovation Stratégique Industrielle).
  • Des avancées remarquables des projets de R&D et de la propriété intellectuelle soutenues par une augmentation de 50% des frais de R&D.
  • L’exercice 2011 se solde par une perte nette de 3,3 M€ en ligne avec les prévisions

Paris, le 17 février 2012 : Deinove (Alternext Paris : ALDEI), entreprise de technologies vertes spécialiste mondial des bactéries Déinocoques appliquées aux biocarburants et à la chimie verte, publie aujourd’hui ses résultats financiers au 31 décembre 2011.

L’année 2011 a permis des avancées remarquables des programmes de Recherche et Développement, en particulier du programme DEINOL, qui a franchi avec succès, et selon le calendrier prévu, sa première étape clé, déclenchant le versement par OSEO-Programme ISI d’une aide de 1,6 M€. Sur l’exercice, la Société a dépensé 4,6 M€ de frais opérationnels, incluant pour 80% des frais de Recherche et Développement. Elle disposait, au 31/12/2011, d’une solide position financière nette de 8,9 M€, ce qui devrait lui permettre, avec les aides publiques obtenues (les paiements Oseo sur étapes futures étant encore de 3,2 M€), de couvrir les besoins de ses programmes actuels de Recherche et Développement jusqu’en 2013.

Commentant les résultats de l’exercice, Jacques Biton, Directeur Général de Deinove, déclare : « Nous sommes très satisfaits de nos réalisations en 2011 car nous avons pu améliorer et renforcer notre plateforme technologique qui vise à valoriser les potentialités remarquables des Déinocoques. Ces avancées se sont traduites par l’atteinte dans les délais prévus d’un important jalon technologique du programme Deinol. De plus, cela nous a permis d’élargir le portefeuille d’applications de notre usine bactérienne et d’initier des discussions actives de collaborations avec plusieurs industriels dans le domaine de la chimie verte ».

 
Les faits marquants

Au cours de l’exercice 2011, Deinove a consacré l’essentiel de son activité :

  • à la mise au point d’outils d’ingénierie génétique pour l’optimisation de Déinocoques,
  • à l’optimisation des deux bactéries sélectionnées dont l’une sera la souche bactérienne industrielle du projet Deinol,
  • à la protection de ses avancées technologiques, avec 3 nouvelles demandes de brevets en 2011, portant le portefeuille de la société à 13 familles, soit 63 demandes de brevets internationaux.

– Cette année 2011 a ainsi permis à Deinove de finaliser une « boîte à outils » complète permettant une optimisation efficace des Déinocoques pour différentes applications technologiques. Cette « boîte à outils » a ainsi été appliquée à l’optimisation de ses châssis qui ont été fortement améliorés, par exemple avec l’insertion de manière stable des gènes codant pour des enzymes dégradant la biomasse.

– En dehors de DEINOL auquel elle consacre une grande partie de ses ressources, la Société mène parallèlement deux autres programmes:

– Dans le cadre du programme chimie verte, Deinove continue l’exploration, tant en interne que dans le cadre de programmes de R&D avec des sociétés industrielles, de certaines applications potentielles de ses Déinocoques pour la production de composés chimiques d’intérêt. Ces applications peuvent être liées à l’utilisation soit d’une des bactéries, soit d’une enzyme spécifique directement extraite d’une des bactéries et optimisée par des outils propriétaires pour améliorer son efficacité. Cette double approche, bactérienne et enzymatique, permet de diversifier les possibilités d’applications industrielles de la technologie de Deinove. Différentes discussions et études de faisabilité sont en cours avec des industriels du secteur afin d’explorer les voies métaboliques ou les enzymes des Déinocoques pouvant déboucher sur des procédés nouveaux de production de molécules chimiques d’intérêt.

– Le programme « Antibiotiques », composé des projets DEINOBIOTICS et DEINOPHARM. Deinove a continué les travaux de criblage, à partir des bactéries du souchier, et de sélection des activités antibiotiques. En cas de succès, le programme de travail comportera ensuite l’identification de structures originales qui pourraient permettre de lutter contre des infections résistantes aux antibiotiques existants, un enjeu majeur de santé public au niveau mondial.

– Par ailleurs la Société a reçu en mai confirmation de la délivrance du brevet fondateur intitulé «Procédé d’Ingénierie Chromosomique utilisant un nouveau système de réparation d’ADN », de la part de l’Office Européen des Brevets. Ce brevet, dont l’inventeur principal est le Pr. Radman, co-fondateur de Deinove, couvre un procédé d’ingénierie génétique exploitant la capacité unique d’auto-réparation des Déinocoques. Ce brevet constitue une pierre angulaire de la protection industrielle et de la « boîte à outils » génétique de la Société.

 
Les résultats 2011

Sur l’exercice la société a reçu 0,6 M€ de subventions (sur une aide totale de 1,6 M€) de la part d’OSEO-programme ISI pour le projet DEINOL.

En 2011, Deinove a dépensé 4,6 M€ en activités opérationnelles, dont 80 % en R&D. Cette augmentation de près de 50 % par rapport à 2010 reflète l’avancement des projets. Outre le contrat de collaboration avec le VTT, centre de recherche finlandais, l’augmentation des frais opérationnels s’explique aussi par le développement du laboratoire de Montpellier dont l’équipe de recherche est passée de 17 à 22 chercheurs entre le 1 janvier et le 31 décembre. Les frais de personnel ont aussi été impactés par les nouvelles dispositions législatives liées au statut de la jeune entreprise innovante (JEI) qui ont eu un effet négatif d’environ 100 K€ sur les charges sociales.

Deinove a placé une partie importante de sa trésorerie dans des obligations, ce qui lui permet de bénéficier de meilleurs rendements et de diversifier ses risques. Les produits de ses placements ont généré un revenu de 0,2 M€. En revanche, il a fallu constater une dotation aux provisions d’un montant équivalent due à une décote transitoire, rattrapée depuis, sur le prix de marché des obligations au 31/12/2011. Au total, le résultat financier s’est traduit par un bénéfice de 45 K€.

Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) de la période a été estimé à 682 K€ contre 274 K€ l’année précédente.

L’exercice 2011 s’est soldé au total par une perte de 3,3 M€ en ligne avec les prévisions.

 
Une situation financière solide

A fin décembre, la société disposait de placements mobilisables à tout moment, d’instruments de trésorerie et de liquidité, pour un montant de 9,1 M€.

Ces liquidités ont été placées sur différents supports en fonction des besoins prévisionnels de la société. 2,7 M€ ont été investis dans des comptes à terme et 6,0 M€ dans des obligations émises par des établissements industriels et financiers de première catégorie, aux échéances s’étalant entre début 2012 et début 2014, permettant un rendement plus attractif et une diversification des risques.