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BioMedTech Actualité

Le robot chirurgien vu par Caranx

“Nous créons des entreprises dans les domaines importants de la médecine. On base les sociétés en France, on embauche, puis on essaie de les transformer en leaders mondiaux sur une innovation de rupture” Philippe Pouletty

Côte d’Azur, Caranx ne manque pourtant pas d’ambitions. Son objectif : faire entrer les robots dans les blocs opératoires. Derrière ce projet, Truffle Capital, l’un des principaux fonds européens de capital-risque axés sur les biomedtech. Au total, une quinzaine de sociétés créées et financées (Abivax, Carmat, Carbio...) à mettre à l’actif de Philippe Pouletty, son co-fondateur, docteur en immunologie devenu entrepreneur et investisseur à succès. “Nous créons des entreprises dans les domaines importants de la médecine. On base les sociétés en France, on embauche, puis on essaie de les transformer en leaders mondiaux sur une innovation de rupture” résume-t-il. Caranx ne déroge par à cette recette. Etablie à Nice, la startup a bénéficié de premiers financements pour entamer sa phase de R&D sur des robots autonomes dédiés aux actes chirurgicaux complexes. “Une révolution médicale basée sur la convergence entre imagerie, implants connectés, robotique et intelligence artificielle” annonce Philippe Pouletty. Ces robots à encombrement réduit et programmés par des chirurgiens pourront assurer plusieurs types d’opérations spécifiques grâce à une technologie de machine learning basée sur des centaines d’opérations enregistrées en vidéo. “A terme, ils permettront à plus de malades d’être opérés en même temps et mieux, de standardiser les procédures médicales, de réduire les coûts et le temps d’hospitalisation.” Bientôt un pôle IA robotique Truffle Capital n’a pas choisi Nice par hasard. Deux des co-fondateurs de Caranx, le chirurgien Eric Séjor et l’ingénieur Pierre BerthetRayne, en sont originaires. “C’est aussi un environnement propice pour attirer des ingénieurs de haut niveau, estime Philippe Pouletty. Or pour réussir à faire croître une PME de haut technologie et battre les grands groupes sur le terrain de l’innovation, il faut pouvoir construire une équipe internationale et hyper-performante dans tous les domaines. On peut bâtir des leaders mondiaux en France, mais cela demande du temps et des moyens.” Et Truffle Capital n’en manque pas avec près de 800M€ en portefeuille. Caranx devrait ainsi s’appuyer sur une équipe de quinze collaborateurs d’ici la fin de l’année pour avancer sur la phase de conception. La startup espère démarrer les premiers essais cliniques sur des humains dans environ 4 ans. Et les ambitions de Truffle Capital sur la Côte d’Azur vont plus loin. “Nous allons créer et soutenir d’autres sociétés. Notre objectif est de construire à Nice un pôle IA et robotique.” PIERRE-OLIVIER BURDIN